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Après les glorieux souvenirs, quel avenir pour l’AS Tarare ?

Avant la démolition de la mythique salle Robert-Magat en 2024, 15 basketteurs emblématiques de l’AST nous ont ouvert leur boîte à souvenirs ces derniers mois. C’est au tour du président Mikaël Paillasson de se projeter vers le futur, avec l’ambition d’écrire d’autres jolies pages. Par Propos recueillis par Yoann TERRASSE - 12 mars 2022 à 06:00 | mis à jour le 12 mars 2022 à 07:21

Une nouvelle salle, la volonté d’accéder à la Nationale 2 - un niveau que n’a plus atteint le club depuis 1994 -, mettre le paquet sur la formation… L’AST envisage son avenir avec de grandes ambitions. Enfant du club, après avoir joué dans toutes les catégories, Mikaël Paillasson, président depuis 2019 , détaille sa stratégie pour replacer l’AST, 171 licenciés aujourd’hui, en haut du panier.

Quel regard portez-vous sur les souvenirs livrés dans nos colonnes (notre série publiée chaque samedi entre le 26 novembre et le 5 mars) par ces 15 personnalités emblématiques de l’AST ?

« Ces témoignages ont eu le mérite de rafraîchir les mémoires de tout le monde, pour se souvenir de ce qu’a été l’AST depuis les années 1960 et de tout cet héritage que nous avons grâce à ces figures qui ont marqué le club. C’est un bon moyen de permettre aux générations qui n’ont pas connu ça de s’en inspirer. »

Comment envisagez-vous l’avenir sportif du club ?

« La construction de notre nouvelle salle nous fixe le calendrier. Annoncée pour 2024, cela nous laisse deux saisons pour monter en Nationale 2. C’est le terrain qui décide et on sait que ce ne sera pas pour cette année (l’AST est 5e  de sa poule de Nationale 3, Ndlr). On veut que l’équipe 2 (Régionale 2) puisse monter, pour être un vivier de la 1. Nous avons aussi l’ambition de passer un cap au niveau de la formation. Dans les années futures, l’objectif est de retrouver ce qui a fait l’ADN du club. Car lorsqu’on lit les interviews des anciens grands joueurs, il y a toujours eu, dans les périodes à succès, un noyau de joueurs formés au club. Pour marquer une nouvelle page de l’histoire de l’AST, on doit se diriger vers cela. »

 

Quel dispositif allez-vous mettre en place pour la formation ?

«  Une section sportive a déjà été lancée à la cité scolaire de La Plata , avec 10 jeunes de 6 e , 5e et 4 e. On constate qu’ils progressent, avec quatre entraînements par semaine. On espère ancrer ce dispositif dans la durée et l’étendre aux 3e puis aux lycéens. En interne, nous souhaitons intégrer une direction technique étroitement liée à l’équipe 1 et à la formation, ainsi que renouer avec la formation interne d’entraîneurs. »

Le budget du club est-il amené à évoluer ?

« Il est de 170 000 euros. Nous étions à 130 000 euros il y a peu de temps et on a réussi à développer nos partenariats privés. Pour la Nationale 2, il faudra viser 250 000 euros, pour espérer se maintenir à ce niveau. »

Comment le futur complexe sportif peut-il vous aider à prendre une nouvelle dimension ?

«  Ça va être un magnifique écrin , qui comportera plusieurs terrains et panneaux. Cela permettra de faire plus de technique individuelle et de passer ce cap pour former des joueurs de niveau Nationale. Cette nouvelle salle pourra aussi nous aider à recruter des joueurs. Ils sont sensibles à l’environnement. »

Quel sera le nom de cette nouvelle salle ?

« C’est un vrai sujet, qui arrivera bientôt sur le tapis. »

Comptez-vous mettre en valeur l’histoire du club au sein du futur foyer ?

« Nous allons en parler avec la mairie. Ce complexe sera aussi celui de la gym et d’autres sports. Il faudra voir dans quelle mesure on peut faire quelque chose pour personnaliser et témoigner de cette riche histoire. »

Les anciens joueurs ont tous rendu hommage au public, qui mettait une ambiance de folie à Robert-Magat. Comment faire pour retrouver une telle atmosphère ?

« Ce qui transpire, à travers ces témoignages, c’est que le public tararien était un vrai 6e homme. Il faisait gagner certains matchs. Quand tu es sur le terrain, il te porte. Il faut qu’on retrouve ça, car on l’a un peu perdu. Mais on s’aperçoit que lorsqu’il y a aujourd’hui des scénarios euphorisants sur le terrain, il répond présent. Nous avons sollicité une fanfare pour animer nos matchs. On veut retrouver une belle ambiance basket le samedi soir et redonner l’habitude au public de revenir à l’AST pour supporter l’équipe. »