Votre navigateur ne supporte pas JavaScript et vous n'avez pas accès à toutes les fonctionnalités du site.
Veuillez vérifier que JavaScript est bien activé sur votre navigateur.

Les plus beaux souvenirs d’Henri Terrasse à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. 14 e épisode de notre série avec Henri Terrasse, joueur dès 1953, puis fidèle au club en tant que dirigeant pendant les glorieuses années 1960 et 1970. Par Y.T. - 26 févr. 2022 à 06:00 | mis à jour le 12 mars 2022 à 07:20

Il fait partie de ceux qui ont écrit les premières belles pages de l’histoire de l’AST. Henri Terrasse a d’abord été acteur sur le terrain de la montée en puissance du club, qui a accédé à la 3e division nationale entre la fin des années 1950 et 1965. Avec un souvenir marquant, pour celui qui avait été champion du Lyonnais cadets et sélectionné en équipe régionale : l’arrivée de Robert Monclar, en 1961, la première star du basket français à porter les couleurs de l’AST dans une équipe alors entraînée par Robert Blanchard, composée de Collon, Pepino, Dao , Pierrefeu , Besson, Koffi, Poncet. Et donc Henri Terrasse, resté fidèle au club après la fin de sa carrière de joueur en 1965, dans un rôle de trésorier pendant les glorieuses années 1970, avec l’accession à la Nationale 1 en 1976. Depuis son départ de l’AST en 1980, il a toujours suivi attentivement résultats de l’équipe fanion, tout en se rendant parfois dans les tribunes de la mythique salle.

Sa première fois à Robert-Magat

« Quand j’ai commencé en minimes en 1953, on jouait dehors, puis sous le préau. En 1964, nous avions participé à la construction de cette salle avec mes coéquipiers. Un beau souvenir. »

Son match mémorable

« Il y en a plusieurs, comme les derbys très chauds qu’on jouait à la fin des années 1950 et au début des années 1960 contre Vaulx-en-Velin, Lyon CRO et la Chorale de Roanne d’Alain Gilles. Je garde aussi en mémoire le match contre Mulhouse en 1976, décisif pour accéder à la Nationale 1, et les rencontres du tournoi de Pâques (le challenge Taraflex rassemblait de prestigieuses équipes nationales, internationales, des sélections étrangères et l’AST, N.D.L.R.). Depuis les tribunes, j’ai aussi connu les magnifiques ambiances des matchs de coupe de France en 1986, avec les victoires face à Nice, Voiron, Cholet (l’AST avait atteint la finale, N.D.L.R.). »

Le rôle du public tararien

« Cette salle a toujours été un chaudron. Des joueurs m’ont confié, plus tard, qu’ils avaient peur de venir jouer à Tarare. Sous le préau, il y avait un monde fou pour nous supporter. L’arrivée de Robert Monclar (il a été double champion de France et comptait 141 sélections en équipe nationale, N.D.L.R.) avait attiré encore plus de public. Son arrivée était un événement dans le monde du basket français. C’était quelque chose d’énorme qu’il signe à l’AST, juste après avoir participé aux Jeux Olympiques de Rome en 1960. À ses côtés, on a essayé d’élever notre niveau de jeu et on a connu une belle progression dans son sillage. »

Son avis sur la démolition

« C’est un crève-cœur, car nous avons participé à sa construction. Mais elle a fait son temps. À notre époque, des adversaires la comparaient à une grande ferme (rires). Ce ne sera plus jamais le cas avec la nouvelle enceinte ! »

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« Beaucoup nous ont malheureusement quittés. Mais j’aimerais bien avoir des nouvelles de Mike Serafin. Lorsque j’étais dirigeant, c’est le premier Américain à avoir signé à l’AST, en 1969, en provenance de l’université de Californie. »