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Les plus beaux souvenirs d’Olivier Blatrie à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. 8 e épisode de notre série avec Olivier Blatrie, l’actuel président de la ligue régionale de basket, qui a fait les beaux jours du club, de 1978 à 1988. Par Yoann TERRASSE - 14 janv. 2022 à 19:00 | mis à jour le 12 mars 2022 à 07:20

Ses souvenirs sont gravés à jamais. Les 10 années où Olivier Blatrie a défendu les couleurs de l’AST (1978 à 1988) ont une place particulière dans sa mémoire. « J’ai vécu de très beaux moments à Tarare », garantit celui, qui est aujourd’hui le président de la ligue Auvergne Rhône-Alpes de basket.

Mais avant d’occuper ce poste à responsabilités (72 000 licenciés dans 560 clubs), il a été un impressionnant marqueur en Nationale 2 et Nationale 3, puis l’entraîneur-joueur, au côté d’Alain Tasoniero , de la brillante équipe de 1986, sacrée championne de France de Nationale 3 et finaliste de la coupe de France.

Olivier Blatrie revient, avec délice, sur sa carrière tararienne, encore marqué par la ferveur de la salle Robert-Magat, qu’il décrit comme « unique ».

Sa première fois à Robert-Magat

« J’avais 19 ans, en 1977, et j’avais marqué 63 points contre l’équipe 3 de Tarare, avec mon club de Belleville. J’avais entendu que l’AST souhaitait me recruter. Mais à l’époque, il n’y avait pas de portable et la communication n’était pas simple. J’ai donc décidé d’aller assister à un match à Tarare, qui venait de descendre de Nationale 1. C’était contre Vichy. J’arrive à la salle en retard, avant la mi-temps. L’AST menait déjà de plus de 20 points ! J’ai tout de suite été absorbé par l’ambiance. Je n’avais jamais vu ça. À chaque fois que Jaquemot, le meneur de Vichy, touchait le ballon, il y avait un bruit incroyable (les deux clubs s’étaient affrontés quelques mois plus tôt en amical et l’Américain de l’AST, Boyd, avait écopé d’une longue suspension, NDLR). En regardant le public, je me suis dit : ‘‘C’est quoi cette bande de fous !’’ (rires). Je me suis alors imaginé sur ce terrain, en jouant avec une telle ambiance, et je me suis dit que ça devait être génial… »

Son match mémorable

« La série de matchs de coupe de France, en 1985/1986. On était en Nationale 3 et on a battu toutes les équipes de niveau supérieur : Voiron, Orléans, Cholet, Nice… C’était exceptionnel pour nous (l’AST perdra en finale contre le Toulouse de Jacques Cachemire, N.D.L.R.). La même année, on gagne le championnat de France Nationale 3, l’objectif que l’on s’était fixé en début de saison. On avait l’impression que rien ne pouvait nous arriver, avec cette équipe. »

Le rôle du public tararien

« Il nous transcendait. La salle Robert-Magat était un chaudron. Il suffisait de lever le poing vers les supporters pour entendre une clameur impressionnante. Rien que d’en parler, je suis ému ! Quand je reviens à Tarare, je revois ces personnes, qui sont toujours là, avec un grand plaisir et j’ai l’impression d’être parti hier. »

Son avis sur la démolition

« Il y a un public à retrouver à Tarare et ça ne se fera pas dans une vieille salle. Ce nouveau complexe sera un tremplin vers quelque chose de nouveau pour l’AST. »

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« Le groupe de la saison victorieuse de 85/86 : Chambost, Chat, Souzy, Corcombet, Jones, Benaouda, Chevrier, Jouvé, Mollard… J’ai une pensée pour Franck Koffi, qui nous a quittés. Dans cette équipe, il y avait quelque chose de spécial, un mental extraordinaire, une ambiance. »