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Les plus beaux souvenirs d’Alain Tasoniero à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. 7e épisode de notre série avec Alain Tasoniero, acteur sur le terrain de l’accession à la Nationale 1 en 1976, avant de manager l’équipe championne de France en 1986. Par Yoann TERRASSE - 08 janv. 2022 à 06:00 | mis à jour le 12 mars 2022 à 07:20

C’est l’un des visages incontournables de l’AST, qui a traversé les décennies avec des fonctions sportives différentes. Artisan de la montée en Nationale 1 sur le terrain lors de la saison 1975/1976 ; puis manager de l’équipe inoubliable de 1986, sacrée championne de France de Nationale 3 et finaliste de la coupe de France : Alain Tasoniero a connu les pages les plus glorieuses de l’histoire du club.

Il a également occupé un rôle stratégique d’assistant-coach de Gérard Chat dans les années 1980, de Thierry Rochet (1992) puis Franck Macaire (2008 à 2011), où il faisait souvent office de confident des joueurs. « J’ai beaucoup appris à leurs côtés, on partageait la même passion du basket », assure celui que l’on surnomme ‘‘Yoyo’’ et qui vient de revenir à l’AST pour s’occuper notamment du recrutement, après une belle aventure de sept ans en tant qu’assistant-coach à Quincié-en-Beaujolais.

Sa première fois à Robert-Magat

« J’ai commencé en poussins, en 1961, avant de faire toutes les catégories de jeunes à l’AST, en jouant à différents postes. Quand je suis arrivé, la salle n’était pas fermée sur les côtés, il y avait juste le toit. Il faisait un peu froid parfois ! »

Son match mémorable

« Il y a tellement de beaux souvenirs, c’est dur d’en détacher un. Mais je pense à la réception de Vichy, en 1977, l’année où l’on redescend en Nationale 2 (il y avait eu un antécédent entre les deux clubs conclu par la longue suspension de l’Américain de l’AST, Henry Boyd, après un match amical disputé quelques mois plus tôt, N.D.L.R.). Ça tremblait de partout dans la salle, qui était archi-comble ! Je repense aussi au match contre Mulhouse lors de l’année de la montée en Nationale 1 , pendant la saison 1975/1976. Ce soir-là aussi, l’ambiance avait été exceptionnelle. »

Le rôle du public tararien

« Ce public, c’était le ‘‘number one’’ ! La salle Robert-Magat se transformait en arène le samedi soir. Parfois, je me mettais à la place des équipes adverses qui voyaient cette foule, qui entendaient ce bruit… Jouer dans cette salle remplie, ça donnait des frissons et ça mettait la pression. »

Son avis sur la démolition

« Une nouvelle ère va commencer en 2024, mais le mythe de la salle Robert-Magat perdurera. Il y aura de l’émotion quand elle sera démolie, car elle a marqué l’histoire de nombreuses générations de basketteurs. Mais quel sera le nom du futur complexe  ? Ça pourrait être intéressant d’associer le nom de Robert Magat (un ancien joueur du club décédé en 1970, N.D.L.R.) à celui d’une autre figure marquante de l’AST. »

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« Plusieurs joueurs Américains : Taylor Barlow, Eric Nordman, George ‘‘BG’’ Brosterhous , John Dearman et Gregory Jones. J’ai toujours eu un super bon contact et une vraie connivence avec les Américains qui venaient jouer à Tarare. »