Votre navigateur ne supporte pas JavaScript et vous n'avez pas accès à toutes les fonctionnalités du site.
Veuillez vérifier que JavaScript est bien activé sur votre navigateur.

Les plus beaux souvenirs d’Alain Morival à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. Troisième épisode de notre série avec Alain Morival, coach de la fameuse équipe de 1976 dont faisaient partie plusieurs jeunes formés au club. Par Yoann TERRASSE - 11 déc. 2021 à 06:00 | mis à jour le 12 mars 2022 à 07:19

Il a été le plus jeune de France à diriger une équipe en première division de basket. Nous sommes en 1976, l’AST vient d’accéder à la Nationale 1 avec à sa tête un entraîneur-joueur âgé de 28 ans seulement. C’est Alain Morival, arrivé cinq ans plus tôt de la Chorale de Roanne. Au moment de se remémorer ses plus beaux souvenirs dans la salle Robert-Magat, qui sera démolie à l’horizon 2024 après la construction du nouveau complexe sportif , celui qui est désormais premier adjoint de la commune de Sarcey a du mal à masquer son émotion, après y avoir vécu « tellement de beaux moments ».

Sa première fois à Robert-Magat

« C’était en 1971, lors du tournoi de Pâques. J’avais 23 ans, je jouais à la Chorale de Roanne et l’AST m’a proposé de faire un essai. Ça s’est bien passé et j’ai rejoint le club, qui évoluait en Nationale 2, pour la saison 1971/72. J’en garde d’ailleurs toujours une trace à l’œil aujourd’hui, car je m’étais blessé lors de ce tournoi ! »

Son match mémorable

« Les matchs à domicile de la saison 1975/1976 face à Monaco, Mulhouse et Nilvange, qui étaient nos adversaires directs pour la montée en Nationale 1. L’enjeu était très important et notre public a répondu présent à chaque fois. Contre Monaco, on gagne de 29 points dans une ambiance impressionnante, devant des milliers de personnes. Ça tapait fort contre les barrières publicitaires autour du terrain ou avec les pieds dans les gradins ! Le bruit était incroyable. Notre public nous a portés pour accéder à la Nationale 1. »

Le rôle du public tararien

« Les supporters nous transcendaient. Je peux vous assurer qu’on a gagné pas mal de matchs grâce à eux. Je les remercie encore. Toute la ville se mobilisait pour nous soutenir. En Nationale 1, je me souviens du bruit qu’il y avait lors des matchs contre Tours, où j’étais en duel avec l’autre meneur de jeu Jean-Michel Sénégal, ou face à l’Asvel d’Alain Gilles. En tant qu’entraîneur de l’équipe, je ressentais un grand sentiment de fierté pendant cette période, car j’avais à mes côtés plusieurs joueurs très jeunes et formés au club, comme Souzy, Chat, Chambost, Tasoniero, Favre. »

Son avis sur la démolition

« Je suis passé devant la salle Robert-Magat hier. Je me suis arrêté et je l’ai regardé (il s’interrompt, très ému, N.D.L.R.). Je me souviens de tout ce travail accompli, des cinq entraînements par semaine, de ces séances très intenses car il fallait tout miser sur le physique. C’est pour cette raison que j’avais créé, en 1975, une commission médicale et une étude statistique sur le biorythme des joueurs avec Gilles Coste. À l’époque, c’était du jamais vu. »

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« George ‘‘BG’’ Brosterhous. Il est parti en 1978 à Monaco et je ne l’ai jamais revu. C’est un garçon que j’ai apprécié pour beaucoup de raisons. Sur le terrain, on était très lié, on avait un super feeling. »