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Les plus beaux souvenirs de George Brosterhous à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. Deuxième épisode de notre série avec George « BG » Brosterhous, un Américain arrivé en 1974 qui a laissé d’inoubliables souvenirs au club et aux Tarariens. Par Yoann TERRASSE - 03 déc. 2021 à 18:28 | mis à jour le 21 janv. 2022 à 18:34

Il a marqué de son empreinte l’histoire de l’AST, mais aussi de la ville. De 1974 à 1978, George Brosterhous, associé à John Dearman, a fait partie d’un duo d’Américains d’exception, envié par toute la France du basket. Tout le monde l’appelait « BG » (prononcez « Bidji ») et, du haut de ses 2,05 m, il ne passait pas inaperçu avec son charisme inégalable. Depuis les États-Unis où il vit aujourd’hui, âgé de 70 ans, il avoue : « Sur mes 21 années en Europe, celles à Tarare font partie de mes meilleurs souvenirs. »

Arrivé à 23 ans en tant que « joueur de classe internationale », comme l’annonçait la presse à l’époque, il est reparti avec le statut de légende locale, grâce à des performances sportives remarquables, mais aussi une gentillesse permanente qui lui a valu d’être adopté par la population. Son passage à Tarare constituera le tremplin d’une riche carrière, avec deux titres de champion de France avec Limoges (1984 et 1985) et 96 sélections, après avoir été naturalisé. Pour « BG », c’est à la salle Robert-Magat que sa carrière française a commencée.

Sa première fois à Robert-Magat

« Je venais d’arriver en train d’Italie (il jouait à Milan, NDLR). On m’a tout de suite conduit vers la salle Robert-Magat. C’était le soir, il y avait John Dearman, Gérard Chat, Alain Morival et d’autres joueurs. C’était le dernier jour pour que le club signe un joueur et ils voulaient voir si j’avais le niveau. On a ensuite managé dans un petit café au bord de la RN7. Je crois que les dirigeants se sont levés très tôt le lendemain pour envoyer la lettre à la fédération, afin de valider mon recrutement à temps ! »

Son match mémorable

« Celui contre l’ASVEL, lors de notre saison en Nationale 1, en 1976 (défaite 88-95). L’ambiance était incroyable. Vous me dites qu’il y avait 3 000 supporters ? Moi, j’avais l’impression qu’ils étaient 10 000 ! »

Le rôle du public tararien

« Nos fans étaient les meilleurs. Je suis persuadé que nos adversaires avaient peur de venir à Tarare. On avait un réel avantage à domicile. Au quotidien, la vie à Tarare était top. En 1975, nous avions créé un super petit bar, que l’on avait appelé « La Sixième Faute » (un jeu de mots par rapport aux cinq fautes autorisées au basket), avec John Dearman : ce sont de beaux souvenirs ! (ce bar existe toujours, rue Pêcherie) ».

Son avis sur la démolition

« Je ne savais pas que cette salle allait être démolie. J’imagine qu’il y a un projet pour en construire une autre ? ( le futur complexe sera implanté au pied du viaduc , NDLR).

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« Je n’ai pas gardé contact avec mes anciens coéquipiers et j’en suis désolé. Je ne sais pas si je reviendrai un jour en France. Mais si c’est le cas, je passerai à Tarare pour voir ce qui a changé. J’ai vendu mes restaurants et ma maison dans l’Oregon. Avec ma femme, nous avons acheté un gros camion qui fait camping-car et nous voyageons. En ce moment, nous sommes dans le Nevada, avant d’aller au Texas. On espère être en Floride au printemps, puis sillonner l’Est des États-Unis l’été 2022. »