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Les plus beaux souvenirs de Gérard Chat à Robert-Magat

Avant la démolition de la mythique salle Robert-Magat, en 2024, des basketteurs emblématiques de l’AST nous ouvrent leur boîte à souvenirs. Premier épisode de notre nouvelle série, ​avec Gérard Chat, meneur de l’équipe fanion à 16 ans, joueur de l’inoubliable groupe, qui a joué en Nationale 1, puis entraîneur. Par Yoann TERRASSE - 26 nov. 2021 à 19:00 | mis à jour le 07 mars 2022 à 16:00

C’est le seul club où il a joué, pendant 25 ans d’une brillante carrière, où son sens du jeu faisait des ravages. Meneur surdoué, Gérard Chat a connu les heures de gloire de l’AS Tarare dans les années 1970 et 1980. Propulsé en équipe fanion à 16 ansil faisait partie de la fameuse équipe de 1976 qui a joué au plus haut niveau (Nationale 1), avant d’entraîner l’AST plus tard (1987/1992, puis 2004/2008). Une fidélité à son club de cœur, que le public lui rendait bien : « C’est vrai que j’étais un peu le chouchou », sourit-il, au moment de s’épancher sur ses meilleurs souvenirs dans l’enceinte, construite au début des années 1960.

Sa première fois à Robert-Magat

« Lorsque j’ai commencé en poussins, la salle Robert-Magat était un grand préau couvert, fermé sur les côtés, avec une seule tribune. C’était rustique (rires) ! En 1966, les vestiaires n’avaient pas été construits : on se changeait plus loin, au foyer des boules, au bord de la Turdine. »

Son match mémorable

« La réception de Vichy, en 1977. On venait de descendre de N1. En match amical, on avait joué contre eux à Charlieu. On venait de recruter un nouvel Américain, Boyd, qui était très prometteur. Mais il a été exclu pour avoir commis un mauvais geste sur un joueur de Vichy. Il a pris deux ans de suspension et n’a jamais pu jouer avec nous… Lorsque Vichy est venu à Robert-Magat, quelques mois plus tard, la salle était bondée et l’ambiance incandescente. Le joueur qui avait été violenté par Boyd était copieusement sifflé. Le public a mis une pression incroyable sur Vichy, sans aucun débordement. A la mi-temps, on menait de 30 points ! C’est l’ambiance la plus fabuleuse que j’ai connue ici. »

Le rôle du public tararien

« Dans les années 70 et 80, c’était compliqué pour nos adversaires de venir jouer à Tarare. Il y avait de la crainte. Nous étions une petite ville, avec une ambiance de village. Pour la saison en Nationale 1, il y avait 3 000 personnes pour nos premiers matchs contre Tours et l’Asvel. Le public mettait une vraie pression. J’ai des souvenirs de grande communion. Quand Yvan Mollard marque le panier de la victoire, à la dernière seconde, contre Nice, en ¼ de finale de coupe de France en 1986, 1 000 personnes ont explosé de joie. Je garde aussi en mémoire l’ambiance lors de la victoire contre Pont-de-Chéruy, en 2006 (il était entraîneur, NDLR). On devait gagner pour monter en Nationale 3, après avoir perdu de 20 points à l’aller. C’était bouillant. »

Son avis sur la démolition

« Les souvenirs restent dans la tête, ils ne s’envoleront pas avec la démolition de cette salle. On va avoir une nouvelle infrastructure très intéressante et c’est super pour le club, dont je suis désormais co-trésorier. »

Le coéquipier qu’il aimerait revoir

« John Dearman (l’Américain qui a fini meilleur marqueur de N1 en 1976, NDLR). Il est arrivé à Tarare en 1972, l’année où je commençais en équipe première, à 16 ans. On s’est perdu de vue, mais je garde un immense souvenir de lui, en tant qu’équipier et en tant qu’homme. »